Les Régions de l’Arc Atlantique discutent de l’interdiction des rejets de la Pêche et l’obligation de débarquement

//Les Régions de l’Arc Atlantique discutent de l’interdiction des rejets de la Pêche et l’obligation de débarquement

Les Régions membres de la Commission Arc Atlantique de la CRPM (CAA) ont participé au débat sur les mesures de l’interdiction des rejets de la Pêche et l’obligation de débarquement de la Politique Commune de la Pêche (PCP).

Les Régions impliquées dans le groupe de travail « Pêche et Aquaculture » de la CAA se sont réunies à Vigo (Espagne) les 26-27 juin 2017 lors du séminaire « Interdiction des rejets et obligation de débarquement : un objectif louable mais irréalisable ? » organisé par la Xunta de Galicia.

Le séminaire a débattu les mesures de l’Interdiction des rejets et l’obligation de débarquement du point de vue du secteur de la Pêche, ainsi que des Régions, des Etats membres et des Institutions européennes.

Rosa Quintana Carballo, Conseillère régionale pour les affaires maritimes – Xunta de Galicia, Pierre Karleskind, Vice-Président de la région Bretagne et Président du groupe de travail Pêche de la CRPM et Christophe Priou, Vice-Président de la région Pays de la Loire et Président du groupe de travail « Pêche & Aquaculture » de la CAA ont participé à cette réunion ainsi que les représentants des Pêcheurs et des armateurs de leur région.

Les institutions européennes étaient représentées par le député européen, Francisco Millan Mon qui a déclaré que le règlement de base de la PCP devra garantir plus de flexibilité pour faire face aux conséquences socio-économiques de l’obligation de débarquement.

José Miguel Corvinos du Ministère espagnol de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, a souligné que l’Espagne contribue au développement des recommandations communes avec les pêcheurs, les chercheurs et les Régions, qui seront présentées à la Commission européenne et nourriront les programmes de rejets à venir pour la pêche en Atlantique.

Les Régions ont présenté quelques analyses des conséquences socio-économiques sur leur secteur de pêche :

  • Pour la Bretagne : le coût est environ 17 millions d’euros par an, par bateau de pêche de Merlan ;
  • Selon l’Université de Nantes, dans la région des Pays de la Loire : la flotte de pêche dans le Golfe de Gascogne subira une perte économique de 20% ;
  • La Xunta de Galicia a souligné le problème des espèces envahissantes dans le cas de la pêche variée. Avec les nouvelles mesures, les bateaux de pêche doivent arrêter la pêche quand le quota d’une des espèces de poissons est atteint. C’est un réel problème économique pour les pêcheurs étant donné qu’une disparité existe déjà entre les quotas alloués et les quotas de consommation. La Xunta de Galicia estime que cela représente une perte de 1 000 000 tonnes de poissons et 31 000 d’emplois à bord des navires entre 2008 et 2014.

Le lendemain de ce séminaire, plusieurs visites sur le terrain ont été organisées pour mesurer l’importance du secteur de la pêche de la Xunta de Galicia, y compris des visites du port de Vigo, de la criée aux poissons, de l’entreprise ATUNLO qui est spécialisée dans les produits congelés, et le chantier naval ARMON.

L’après-midi était consacrée aux projets en relation avec l’exploitation des espèces à faible valeur commerciale. Le CETMAR (Centre de Technologie de la Mer), les associations des armateurs de Vigo et Marin, et les entreprises de vente de conserves et de produits congelés, ont présentés leurs projets qui permettent d’affronter les mesures de l’interdiction des rejets et l’obligation de débarquement.

2017-07-17T14:53:16+00:00