Les régions membres de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) appartenant aux États membres qui soutiennent un budget communautaire moins important dans le Cadre Financier 2021-2027 (CFP), ont réagi conjointement au projet de « cadre de négociation » présenté par le Président du Conseil européen, Charles Michel.

Les régions CRPM de Brême (DE), Flevoland (NL), Gotland (SE), Jämtland Härjedalen (SE), Norrbotten (SE), Noord Nederland (NL), Noord-Holland (NL), Zeeland (NL), Zuid-Holland (NL), Västerbotten (SE) sont inquiètes des coupes sévères dans le budget de la politique de cohésion maintenues dans la proposition de M. Michel et appellent les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE à reconsidérer leur position.

S’appuyant sur une analyse approfondie menée par le secrétariat de la CRPM, ces membres de la CRPM demandent aux dirigeants européens d’éviter un scénario dans lequel les régions de plusieurs pays contributeurs nets subiraient des réductions considérables, aggravées par la proposition d’introduire un plafond sur les allocations de cohésion des États membres les plus riches et la réduction de 20% de l’enveloppe pour les régions plus développées par rapport à la proposition de la Commission.

Cees Loggen, Ministre régional de Noord-Holland et Vice-président de la CRPM en charge du climat et de l’énergie, a déclaré que « Les régions comptent sur les fonds de la politique de cohésion pour investir dans la transition verte, l’innovation et la croissance. Ce n’est qu’avec des moyens financiers adéquats que nous parviendrons efficacement à une économie compétitive et neutre en carbone ».

Dans sa déclaration, publiée en vue du Conseil européen extraordinaire qui se réunit aujourd’hui à Bruxelles, les régions signataires soulignent le rôle instrumental de la politique de cohésion à lutter contre les inégalités, renforcer la capacité d’innovation et stimuler la compétitivité dans toutes les régions d’Europe. Enfin, les régions demandent instamment au Conseil de l’UE de conclure un accord le plus rapidement possible afin de limiter les conséquences pour les régions et les collectivités locales que pourrait entraîner un retard dans les programmes de la politique de cohésion 2021-2027.

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