La CRPM approuve la position du Parlement européen pour défendre un budget de l’UE fort pour l’après-2020

//La CRPM approuve la position du Parlement européen pour défendre un budget de l’UE fort pour l’après-2020

Le 14 novembre, le Parlement européen réunit à Strasbourg, a adopté à une large majorité un rapport intérimaire sur le cadre financier pluriannuel (CFP). Ce rapport, soutenu par les députés européens Isabelle Thomas (S&D/FR) et Jan Olbrycht (PPE/PL), expose les lignes rouges du Parlement européen vis-à-vis du budget de l’UE pour l’après-2020, et servira de base aux futures négociations avec le Conseil.

Les messages du Parlement européen sont clairs : le budget de l’UE doit au moins représenter 1,3% du RNB de l’UE à 27 (1 324,1 milliards en prix 2018) afin de donner à l’UE des moyens financiers suffisants pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux pressants.

Le Parlement affirme très clairement que la politique de cohésion et la politique agricole commune (PAC) sont des politiques fondamentales de l’UE et ne doivent pas être touchées. Dans le même temps, il faut renforcer l’action de l’UE en matière de migration, de contrôle des frontières, de défense et de sécurité.

Par ailleurs, le Parlement propose d’augmenter de manière significative des programmes et fonds de l’UE à succès, tels qu’Erasmus +, Horizon 202 ou l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ). Si l’UE doit faire plus dans le futur, le Parlement appelle à étendre la liste des nouvelles ressources propres proposée par la Commission européen, afin d’inclure un impôt sur le numérique ou une taxe sur les transactions financières.

Le détail des montants proposés par le Parlement européen pour chaque programme du CFP 2021-2027 est visible dans un tableau très clair et complet à la fin du rapport.

La position de la CRPM est parfaitement alignée avec celle du Parlement. La CRPM soutient fortement son appel pour un budget de l’UE plus ambitieux et pour préserver la politique de cohésion et la PAC, qui sont des politiques clés pour nos régions membres.

Ces messages ont déjà été exposés dans une position politique de la CRPM, adoptée en mars 2018, sur la vision de la CRPM pour un budget de l’UE post-2020. Cette position souligne la valeur ajoutée des programmes de l’UE en gestion partagée pour mettre en œuvre les priorités de l’UE sur le terrain.

Plus récemment, lors de l’Assemblée Générale de la CRPM, organisée à Funchal, Madère, du 17 au 19 octobre, la CRPM a réitéré sa position durant un débat sur l’avenir du budget de l’UE avec les députés Isabelle Thomas et José Manuel Fernandes, ainsi que Nikola Dobroslavic, membre du Comité des Régions.

Au cours des discussions, tous les panélistes ont averti que la proposition de la Commission de réduire le budget de la politique de cohésion, notamment Interreg, de diminuer les taux de co-financement et d’établir de nouveaux mécanismes pour transférer une partie des ressources de la politique de cohésion vers d’autres politiques et fonds de l’UE, était absolument inacceptable.

Isabelle Thomas a déclaré : ‘La politique de cohésion est l’ADN de l’Europe. Personnellement, je pense que son budget devrait même être triplé. » Pour José Manuel Fernandes : « La proposition du Parlement européen n’est pas ambitieuse mais réaliste. Nous avons effectué un calcul très sérieux des moyens financiers requis pour chaque futurs politiques et programmes de l’UE, et en additionnant tous ces montants ensemble, nous arrivons à 1,3% du RNB de l’UE à 27. »

Les députés sont maintenant prêts à négocier avec le Conseil, avec pour objectif de parvenir à un accord avant le début de la campagne pour les élections européennes, c’est-à-dire courant avril 2019.

Ce calendrier a une importance cruciale, car une adoption tardive du CFP en 2019, voire en 2020, retardera inévitablement le début des nouvelles générations de programmes, au détriment des régions, des villes ou encore des citoyens.

Pour autant, à ce stade, les discussions au sein du Conseil progressent toujours très lentement et il semble très peu probable qu’un accord sera obtenu d’ici la fin de l’année.

Après cette avancée très importante pour le Parlement européen, tous les regards se tournent désormais sur la prochaine réunion du Conseil européen le 13 et 14 décembre, où les chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus pour présenter une vision plus claire de leurs priorités pour le budget de l’UE post-2020.

2018-11-19T10:36:41+00:00