La Commission des îles à l’édition 2019 de la Semaine européenne des régions et des villes à Bruxelles

//La Commission des îles à l’édition 2019 de la Semaine européenne des régions et des villes à Bruxelles

La Semaine européenne des régions et des villes (EWRC), qui s’est déroulée à Bruxelles du 7 au 10 octobre 2019, est un moment clé pour que la Commission des Iles de la CRPM représente les intérêts de ses régions membres insulaires auprès des représentants des institutions de l’UE.

Dans ce sens, la Commission des îles était représentée à un atelier portant sur « L’insularité de la Méditerranée : défis et avenir », avec la participation de Gilles Simeoni, président de la Commission des îles de la CRPM et président du Conseil exécutif de Corse, Justyne Caruana, ministre des Gozo, Francesca Lluch Armengol Socias, présidente des Îles Baléares et Eleni Marianou, secrétaire générale de la CRPM, qui a modéré le débat. Mme Marie-Antoinette Maupertuis, conseillère exécutive du Conseil exécutif de Corse et rapporteure du Comité des régions sur la future coopération territoriale européenne a assisté à l’atelier, ainsi que les députés européens François Alfonsi (Verts/FR), Alex Agius Saliba (S&D/MT) et Josianne Cutajar (S&D/MT).

Les discussions ont porté sur des questions spécifiques liées à l’insularité dans le bassin méditerranéen, telles que les écarts de connectivité et les effets du changement climatique. À l’issue de la session, Gilles Simeoni, Justyne Caruana et Francesca Lluch Armengol Socias ont signé une déclaration politique commune sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux îles méditerranéennes et de concevoir des politiques européennes plus flexibles pour les adapter aux spécificités des îles, notamment en ce qui concerne les aides d’État.

Gilles Simeoni a déclaré à cette occasion : « Nous sommes des citoyens européens, insulaires et méditerranéens. Pour nous, la région méditerranéenne est une priorité stratégique. Nous ne demandons pas d’enfreindre le droit de l’Union, mais seulement de mettre en œuvre les dispositions législatives européennes existantes de l’article 174 du traité, qui stipulent que des conditions spécifiques nécessitent des solutions spécifiques.  »

De plus, la Commission des îles s’est une nouvelle fois associée à un atelier organisé par la DG REGIO de la Commission européenne et l’associations territoriale Euromontana et l’Office européen du nord de la Suède: « L’Europe plus proche des citoyens des îles, des montagnes et de zones peu peuplées ». L’atelier avait pour objectif de débattre de la politique de cohésion après 2020 et de la manière dont celle-ci peut être concrètement mise en œuvre sur les différents territoires spécifiques de l’UE. L’événement s’est concentré sur l’utilisation de stratégies et d’outils territoriaux intégrés dans les programmes de la politique de cohésion en vue de la nouvelle proposition de la Commission pour la période de programmation post-2020. Dans cette proposition, le nouvel « objectif politique 5 » de la politique de cohésion « L’Europe plus proche des citoyens » comporte un objectif spécifique consacré au développement territorial intégré des « territoires non urbains » tels que les îles. Cet objectif met également fortement l’accent sur la promotion d’outils de territoriaux, à savoir les investissements territoriaux (ITI), le développement local mené par les acteurs locaux (CLLD) ou d’autres types d’outils existants au niveau national. L’objectif a été présenté en détail par la Commission européenne (ici) pour aider les autorités de gestion et les praticiens à préparer prochainement la nouvelle génération de programmes de la politique de cohésion pour 2021-2027.

La Commission des Îles était représentée par la secrétaire générale de la CRPM, Eleni Marianou, qui a déclaré : « La proposition de la Commission européenne de renforcer la dimension territoriale de la politique de cohésion après 2020 est un pas dans la bonne direction. Cependant, les îles et d’autres types de territoires spécifiques de l’UE ne devraient pas être relégués au rang de sous-objectifs, mais être pleinement pris en compte et reconnus à tous les niveaux de la politique. ”En effet, elle a souligné que pour la période de programmation actuelle, les outils territoriaux sont très peu utilisés par les régions membres de la CRPM, notamment à cause de la complexité des règles et souvent le manque de temps et de ressources humaines disponibles au sein des petites administrations locales et régionales

La Commission des Iles de la CRPM propose donc, pour la période de programmation post-2020, de créer un bureau ou une unité d’assistance spécifique au sein de la DG REGIO, chargé de fournir un soutien et des orientations sur mesure aux autorités de gestion insulaires. Ce guichet unique pour les îles devrait également renforcer la coordination entre tous les services de la Commission européenne concernés et donc entre les principales politiques sectorielles de l’UE pour les îles (politique de cohésion, énergie, climat, concurrence, etc.). Mme Marianou a ajouté : « Au-delà de la politique de cohésion, nous avons besoin d’une reconnaissance politique beaucoup plus forte au niveau européen des territoires mentionnés à l’article 174 du traité. C’est pourquoi nous demandons à la Commission européenne de publier un Livre blanc sur la cohésion territoriale dès que possible, avec des propositions concrètes et des mesures ciblant des territoires européens spécifiques de manière transversale et intégrée « .

2019-10-24T09:25:42+00:00